Évaluer cet élément
(0 Votes)


Côte d'Ivoire, j'accuse


Nicolas Sarkozy et Laurent Gbagbo le 25 septembre 2007, lors d'une assemblée des Nations Unies. ERIC FEFERBERG / AFP

Je suis Français et j’accuse Sarkozy - Jupé - Fillon - Ban Ki Mon - Choi - Soro Guillaume - de crime contre l'humanité, de génocide et de crimes de guerre à l'encontre de l'état souverain de Côte d'Ivoire et de ses représentants légaux SEM Gbagbo, ses Ministres et ses proches ainsi que à l’encontre de la population Ivoirienne. J’accuse les médias français de complicité active et volontaire dans l'ensemble de ces crimes, de désinformation qualifiée et honteusement amplifiée. J’accuse toute la classe politique française pour non dénonciation de crime, pour son inertie et sa torpeur devant une telle injustice et forfaiture.

J'accuse l'Assemblée Nationale Française hormis quelques membres très minoritaires, d'êtres complice pour avoir encourager et applaudit ce coup d'état électoral suivi d'un acte de guerre illégal de la France. Je demande aux députés de l'opposition de faire voter une motion de censure contre ce gouvernement criminel et de demander la démission sans délais du criminel Sarkozy qui devra répondre de ces actes devant le Tribunal Pénal International. J'accuse la classe politique française de connivence avec les dictateurs Compaoré, Wade, Bongo, Denis Sassou-Nguesso, Eyadema et j'en passe....  

Les médias français, AFP en tête nous intoxiquent abondament en présentant le Président Gbagbo comme un dictateur. Je tiens à rappeller ici que Monsieur Gbagbo fut le premier Président de Côte d'Ivoire qui instaura un véritable multi partisme, une liberté de la presse et une politique de décentralisation des pouvoir au bénéfice des régions. Le tord de Monsieur Gbagbo est surtout de ne pas obéir aux ordres de l'Elysée, principalement en ce qui concerne les accords de défense incluant le pillage des ressources en matières premières.  Laurent Gbagbo n'a en fait diriger le pays que pendant 2 ans, de 2000 à 2002. Dès le début de son mandat, il a pratiqué une politique d'ouverture en invitant des leader des autres partis à participer au gouvernement EN 2002, Guillaume Soro à lancer une tentative de coup d'Etat qui n'a pas fonctionné et s'est transformé en rebellion, coupant le pays en deux. Déjà aà ce moment là, l'armée française est intervenue pour éviter que cette rébellion soit totalement repoussée jusqu'au Burkina Fasso d'où elle s'était préparé et avait établi sa base arrière avec la complicité de Blaise Compaoré.

Depuis, Gbagbo n'a pas cessé de faire des compromis pour conserver la paix en Côte d'Ivoire. Mais, respectueux de la constitution et de l'ensemble des institutions de son pays, il n'a pas pu organiser d'élection présidentielles tant que la pays était coupé en deux avec la partie nord occupée par des rebelles en armes. C'est vraiment en tout dernier recours qu'il a accepté que cette élection se déroulle en octobre et novembre 2010 sous couvert de l'ONU.   Ces élections furent entachés de nombreuses irrégularités découvertes pendant le décompte par la commission électoirale indépendante.

Ce n'est que sous la pression de Monsieur Choi, émissaire de l'ONU en Côte d'Ivoire et de Monsieur Sarkozy, qu'une mascarade grossière pour annoncer la victoire de Ouattara fut organisé. Depuis, la communauté internationale a emboité le pas sans vraiment se préoccuper du véritable résultat des élections proclamées cette fois par l'instance supérieur de la nation, le Conseil Constitutionel. Quand on sait que la CEDEAO dépends en grande partie des largesses de la France via le Franc CFA dont 40% des recettes des exportations sont stockés au Trésor Public Français et redistribué dans l'ensemble des pays de la sous région adhérant à la CEDEAO, que la France dispose d'un droit de véto sur toute les décisions de la BCEAO (banque centrale), que c'est encore la France qui frappe la monnaie de ces pays, que l'Union Africaine dispose d'un budget financé à près de 80 % par l'Union Européenne, on ne peut pas s'étonner de voir les gentils dictateurs qui composent ces organes faire allégence et surtout éviter de contredire le maitre de l'Elysée sous peine de subir le même chatiment que Laurent Gbagbo.  

Tout ceci explique que c'est la communauté internationale qui a élu Ouattara et non les ivoiriens. Et il serait dommageable pour la plupart des pays de la CEDEAO de créer un précédent en laissant Gbagbo être élu par son peuple avec sa volonté d'indépendance. Car d'indépendance des ex-colonies française d'Afrique n'existe que le nom.  Je pourrais écrire tout un livre sur les différentes raisons qui justifient cette ingérence de la part des hôtes de l'Elysée, De DeGaule jusqu'à Sarkozy en passant par Mitterand et tous les autres. Mais ces raisons ne sont que purement d'intèrets financier et de stratégie politique. En aucun cas, la France ne s'est soucié une seule fois de l'éxercice de la démocratie dans ces pays.   J'en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l'homme, aux valeurs de notre république chèrement acquis et auxquels les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l'attitude honteuse de la France. Alors que nous pourrions aisément faire de l'Afrique une terre où il fait bon vivre, nous l'avons transformé en un véritable enfer.  

Je vous supplie de prendre quelques instants pour réagir. Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais faites seulement un travail de recherche et d'analyse sur ce qui se passe en Afrique depuis 50 ans, et vous serez surement mieux à même d'en tirer les conclusions.   Nous avons un devoir moral auprès des africains. Nous leur devons notre liberté d'aujourd'hui. Nous leur devons de ne pas parler allemand à l'heure actuelle et d'avoir conservé notre belle langue, le Français.   Faites suivre ce texte à vos élus, Maires, Députés, Sénateurs, mais aussi à vos amis, voisins, collègues...   Merci pour eux qui ne demandent qu'une chose: vivre en paix chez eux.
Bien cordialement
Christian Bailly-Grandvaux Citoyen Français