Bande annonce : Jimmy Sheikboudhou,
« le technicien des couleurs » à visionner

Ce mois ci B.World Connection nous fait découvrir l'univers de l’artiste peintre graffeur, Jimmy Sheikboudou.
Depuis plus de dix ans, ses fresques embellissent les routes de la Guadeloupe transformant ponts, murs et autres supports urbains en véritables œuvres d'art.
Sur les traces de ses ancêtres, Jimmy Sheikboudou a multiplié ces dernières années les voyages en Inde, notamment au cœur de l'Himalaya, qui l'ont inspiré artistiquement et spirituellement. Un enrichissement qui l’a conduit sur la voie de la philosophie hindoue et celle de la pratique du yoga.

Bande annonce « MEMOIRE DE L’ESCLAVAGE » à visionner

 

Grâce à votre mobilisation, cette histoire du patrimoine de l'humanité se répand et est désormais connue dans le monde entier. Continuez à ne pas garder cette information pour vous.
Relayez-la, propagez-la, dans votre entourage pour que cette mémoire collective ne soit pas oubliée.
Nos BDs sont disponibles.
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Our Afrikan Heritage : Un avenir à construire ensemble !

Inspiré par l’œuvre de Marcus GARVEY, Paul « Ras Simba » Rock crée en janvier 2008, Our Afrikan Heritage, un magazine panafricain. Africain de Barbade, il explique la nécessité qu’il y avait alors selon lui de réaliser cette publication dans l’île selon les termes suivants : « Il y a ici à Barbade de nombreuses organisations panafricaines, il en existe même une officielle au sein du gouvernement de l’île. Cependant, nous n’avions jusqu’alors aucun outil de transmission de connaissances permettant de communiquer avec le peuple. Nous n’avons pas d’écoles, pas de médias ou autres, afrocentristes ou panafricains ; ceci alors que la majorité de la population de l’île est à 98 % d’ascendance africaine. On ne retrouve que des entités véhiculant les valeurs du système colonial. Créer l’OAH m’a semblé être une mission à poursuivre.»

Ayant séjourné à Barbade, lors de la sortie de l’OAH, j’ai eu la chance et le plaisir de le découvrir dès sa parution. Je n’hésiterai pas à dire que la variété des sujets et la qualité des écrits m’ont particulièrement plu. Si tel que son nom l’indique, Ras Simba est un membre de la communauté Rasta de l’île, il a vraiment eu le souci de faire de l’OAH, un magazine à travers lequel des points de vue variés sont présentés et donc traitant de problématiques concernant les africains de façon générale. J’ai toujours en ma possession ce premier exemplaire de l’OAH. Vous ne serez alors pas étonnés que je vous dise que j’ai aussi cherché à avoir les exemplaires suivants mais cela n’a pas été possible. J’ai pourtant à nouveau pu me rendre à Barbade et j’ai même pu y faire la connaissance de Ras Simba.

En fait, j’ai alors découvert que ce premier numéro devait contribuer à une étude de marché. Cette-dernière a été très positive puisque l’OAH s’est très largement vendu. Il a même été acheté par les établissements scolaires. Une des écoles les plus réputées de l’île en a d’ailleurs fait l’acquisition en plusieurs exemplaires afin de l’exploiter dans le cadre de certains enseignements. Ceci a donc prouvé que la création de ce magazine répondait à une réelle demande. Cependant, sa publication n’a pu se poursuivre jusqu’à ce jour faute de moyens financiers.

Depuis maintenant 3 ans, Ras Simba ne cesse d’œuvrer afin de mener à bien « cette mission » tel qu’il le dit. Il continue à faire vivre l’esprit dans lequel a été conçu ce magazine par l’organisation de manifestations culturelles dans l’île. De même, il a créé un site web, http://ourafrikanheritage.com/magazine/, sur lequel il est d’ailleurs possible d’avoir accès au premier numéro d’OAH, de lire des articles supplémentaires, etc. Cependant, sûrement parce que l’OAH s’avère être un outil de conscientisation de masse trop puissant, tout semble s’opposer à sa pérennisation sous forme de magazine. Les aides et/ou investissements qui devaient permettre une concrétisation de ce projet se sont tout simplement envolés. Alors, toujours dans la dynamique de l’exemple que nous a laissé Marcus GARVEY, Ras Simba a lancé ce 1er mai une campagne d’appel à dons. Jusqu’au 17 juin 2012, tous ceux souhaitant aider l’OAH sont invités à donner juste 5 dollars américains. Ceux souhaitant faire un don en euros peuvent également le faire. Il est possible de réaliser ce don via le site du magazine à l’adresse suivante :

http://ourafrikanheritage.com/magazine/archives/755 (le  lien Paypal est situé en bas de page) ou alors par voie postale à l’adresse suivante :

 Our Afrikan Heritage (c/o Paul Rock)
79 Prior Park Terrace
St. James
Barbados, W.I.

 Parce que l’unité fait notre force, parce qu’il nous faut nous unir afin d’aller de l’avant, parce que la conscientisation des africains est nécessaire partout où ils se trouvent, chacun peut dans la mesure du possible faire un don pour que la publication de l’OAH soit possible !

Miss Baylavwa

 

 

 

B.WORLD CONNECTION Harry MEPHON, la force de l'engagement

Pour ce mois d’avril, l'équipe de B.WORLD CONNECTION met à l'honneur Harry MEPHON. Ancien athlète, coach sportif d’athlètes de haut niveau mais aussi d’amateurs, il est un personnage atypique du sport guadeloupéen. Sociologue et professeur. Il est l'auteur de l’ouvrage ANTHOLOGIE DU SPORT GUADELOUPEEN.

Qui est Harry MEPHON? Comment entraine t-il ses athlètes? Quel est sa vision du sport en Guadeloupe? Comment analyse t-il la société guadeloupéenne d’aujourd'hui? Toutes les réponses sont dévoilées dans ce numéro de BWC.
Antoine Chérubin, Marlène CANGUIO et d'autres acteurs qui ont marqué le sport guadeloupéen sont invités par Harry à témoigner de leurs expériences. B.WORLD CONNECTION avec Harry MEPHON c’est lundi 30 avril à 20H05 sur
Guadeloupe Première. Une émission qui apporte un éclairage nouveau sur l’histoire, la culture et les valeurs du sport en Guadeloupe.

B.WORLD CONNECTION à la Rencontre de Harry MEPHON

Pour ce mois d’avril, l'équipe de B.WORLD CONNECTION met à l'honneur Harry MEPHON. Ancien athlète, coach sportif d’athlètes de haut niveau mais aussi d’amateurs, il est un personnage atypique du sport guadeloupéen. Sociologue et professeur. Il est l'auteur de l’ouvrage ANTHOLOGIE DU SPORT GUADELOUPEEN.

Qui est Harry MEPHON? Comment entraine t-il ses athlètes? Quel est sa vision du sport en Guadeloupe? Comment analyse t-il la société guadeloupéenne d’aujourd'hui? Toutes les réponses sont dévoilées dans ce numéro de BWC.
Antoine Chérubin, Marlène CANGUIO et d'autres acteurs qui ont marqué le sport guadeloupéen sont invités par Harry à témoigner de leurs expériences. B.WORLD CONNECTION avec Harry MEPHON c’est lundi 30 avril à 20H05 sur
Guadeloupe Première. Une émission qui apporte un éclairage nouveau sur l’histoire, la culture et les valeurs du sport en Guadeloupe.

Mort de Trayvon Martin : le tireur finalement inculpé pour meurtre

Georges Zimmerman, l'homme qui a tué fin février le jeune Noir Trayvon Martin en Floride, est poursuivi pour meurtre sans préméditation et placé en détention. Le procureur spécial chargé de l’affaire l’a annoncé ce soir, à l'issue de plusieurs semaines de manifestations à travers le pays.

Les manifestations pour demander un procès se sont multipliées, comme ici lundi à New-York © Reuters Keith Bedford

Un mois et demi après les faits, la machine judiciaire démarre. "Aujourd'hui, nous avons engagé des poursuites pour meurtre sans préméditation contre George Zimmerman. Il a été placé en détention", a annoncé le procureur spécial Angela Corey lors d'une conférence de presse tenue au tribunal de Jacksonville (Floride).

Pour obtenir une condamnation pour meutre sans préméditation, le procureur devra prouver que le tireur a agi sans considération pour la vie humaine. L'accusé peut plaider l'accident ou la légitime défense. Et le dossier n'est pas si simple. En cas de condamnation, la sentence peut aller jusqu'à la peine de mort.

"Nous voulions juste une arrestation, et nous l'avons" - la mère de la victime

Trayvon Martin avait 17 ans. Il a été tué le 26 février alors qu'il rentrait chez lui après avoir acheté des sucreries. Le tireur, Goerge Zimmerman, un Américain d'origine péruvienne, patrouillait dans son quartier. Arrêté, il a été relâché après avoir invoqué une loi qui étend le principe de légitime défense aux situations où l'on se sent menacé. L'adolescent ne portait pas d'arme.

Cette décision a provoqué dans tout le pays une vague d'indignation marquée par des manifestations importantes. Les parents de Trayvor Martin se sont déclarés satisfaits de la décision de poursuivre le tireur. Leur avocat a insisté qu'il s'agit avant tout de justice.

Un cas hautement politique

C'est la conclusion de nombreuses marches pour la justice. Les participants considèrent que l'adolescent noir a été victime d'un crime raciste. Le président Barack Obama a déclaré, le mois dernier, "Si j'avais un fils, il ressemblerait à Trayvon".

Le ministre de la Justice américain est intervenu dans l'affaire pour assurer que des "actions appropriées" seraient mises en oeuvre si l'enquête établissait qu'il s'agissait d'un crime raciste.

 

Louis Saha présente "Du Quartier aux étoiles"


L'attaquant international des Tottenham Hotspur Louis Saha a sorti son autobiographie intitulée "Du quartier aux étoiles" le mois dernier. A cette occasion il a accordé à Sweat and Balls un long entretien.
 

L'écriture

Tu as écrit ce livre seul. Quels efforts t'ont nécessité l'écriture de cet ouvrage?
Oui, je l'ai écrit seul même si j'ai bénéficié d'aide notamment par rapport à la structure.
Cela représente un travail monstrueux ; à l'école j'ai écrit des dissertations mais écrire un bouquin ça n'a rien à voir (rires). Globalement ça m'a mis 4 ans pour l'écrire avec des périodes de pauses plus ou moins longues.

Le livre est sorti il y a un mois. Quels sont les retours après la sortie?
J'ai de bons retours par rapport aux journalistes. Ca fait du bien d'avoir pu transmettre des émotions. Je n'ai pas les chiffres des ventes.

As-tu prévu une version anglaise ?
Oui, je termine les derniers ajustements. La version anglaise sortira le 1er Mai en Angleterre et s'appellera « Inside the box »

Tu as dit dans des précédentes interviews que ce livre avait constitué une «thérapie»...
Oui j'ai commencé à écrire à une période de ma carrière où je subissais une succession de blessures. Cela m'a permis de me rendre compte de la chance que j'avais de pratiquer ce métier qui est ma passion, que j'étais un privilégié, que j'avais réalisé des choses dans ma carrière. L'écriture m'a vraiment reboosté et redonner de la motivation pour la fin de ma carrière.



 

La Guadeloupe


La Guadeloupe est très présente dans le livre…
Je dois beaucoup à la Guadeloupe, elle fait partie intégrante de moi, de ma culture, de mon éducation, de mes racines. Je sais qu'il y a beaucoup de guadeloupéens qui me suivent et me soutiennent dans les bons et les mauvais moments. J'en tire une grande force et je sais que je dois beaucoup à mon île.

As-tu des projets sportifs ou extra-sportifs pour la Guadeloupe?
J'aimerai accomplir des choses là-bas mais aujourd'hui je souhaite me focaliser sur la fin de ma carrière.

Suis-tu le foot antillais?
Non malheureusement. Mon ancien entraîneur de Choisy Richard Albert est rentré en Guadeloupe. Il entraînait une équipe au Moule et me tient au courant de temps en temps de l'actualité sportive locale.

Qui sera le prochain grand attaquant d'origine antillaise selon toi?
C'est difficile à dire, on ne peut pas savoir. C'est sûr qu'il y a énormément de talents. Pour l'instant je ne vois pas de futur Thierry Henry mais j'aime bien Emmanuel Rivière de Toulouse.



 La fin de carrière 

Avec une biographie à 33 ans, sens-tu la fin de carrière arriver. Penses-tu déjà à l’après football ?
Obligatoirement j'y pense, il faut y réfléchir parce que ça arrive vite. J'ai quelque idées, rester dans le milieu du football serait plus facile pour moi. J'aime bien les activités liées à l'immobilier donc pourquoi pas essayer de lier les deux.

Par moment on a l'impression que tu regrettes le fait de ne pas avoir fait d'études...
Oui c'est sûr. Quand j'étais beaucoup plus jeune les études ne m'intéressaient pas vraiment. Forcément après la poursuite d'études n'était pas compatible avec le sport de haut niveau. C'est vrai que j'ai énormément de regrets par rapport à ça.

Combien de temps espères-tu évoluer au plus haut niveau?
En général c'est le haut niveau qui te dicte si tu peux continuer ou pas. Je reste un passionné de football donc si je ne peux plus jouer au plus haut niveau, je descendrai d'un échelon et ainsi de suite. Le football est vraiment une drogue pour moi donc je ne pourrai jamais m'en passer. Aujourd'hui j'ai de l'énergie et de l'envie donc je ne me donne pas de limite.


Les souvenirs


Quel est ton pire souvenir de Sir Alex?
Je me rappelle d'un «hair drier» lors d'un match contre Everton avec Manchester. On menait 2-0 et j'avais marqué un doublé mais raté deux occasions de tuer le match. A la mi-temps je me suis fait engueuler par le coach. Finalement Everton est revenu à 3-3 et Ruud Van Nistelrooy a marqué le but qui nous a permis de gagner.

Y a t-il un match que tu aimerais rejouer?
Il en a beaucoup, tous les matchs que j'ai perdu ou les matchs où j'ai mal joué. Le match auquel j'aurai vraiment aimé participer c'est la finale de Champion's League contre Chelsea en 2008 et rejouer la finale de FA Cup avec Everton contre Chelsea en 2009 en étant beaucoup mieux physiquement.




Le présent


Avec Tottenham vous êtes à égalité avec Arsenal pour la 3ème place du championnat après avoir compté jusqu'à 12 points d'avance. Quelles sont les armes des Spurs pour finir devant les Gunners?
C'est vrai que notre grande avance a fondu, aujourd'hui avec tous mes coéquipiers on se dit juste que l'on a plus rien à perdre. On doit surtout retrouver une dynamique de victoire. Je pense qu'on a un bon calendrier pour finir 3ème du championnat.

Comment envisages-tu ton futur avec les Spurs?
Il me reste 2 mois de contrat. Je n'y pense pas encore pour l'instant. Je pense d'abord à marquer le maximum de buts et à la 3ème place en championnat. Mon avenir ne dépend pas que de moi donc c'est difficile de prendre une décision aujourd'hui.



Aimerais-tu découvrir un autre championnat pour la fin de ta carrière?
J'adore le championnat anglais mais aujourd'hui la question de mon avenir n'est pas d'actualité.

Evoquons la récente affaire Evra-Suarez. As-tu déja subi le racisme des supporters ou d'un adversaire?
En 12 ans en Angleterre, cela ne m'était jamais arrivé, mais après la médiatisation de l'affaire Suarez il y a eu quelques tensions avec certains adversaires qui en ont profité pour essayer de me déstabiliser.

Tu as parlé dans le livre de la mort de Marc Vivien Foé, tu as été témoin du malaise de Fabrice Muemba. As-tu déjà eu peur qu'un malaise t'arrive sur le terrain ?
Je ne suis pas quelqu'un de négatif, assister à un événement comme cela peut faire peur mais je me dis qu'en tant que sportif nous sommes bien suivi médicalement donc je n'ai pas de peur.

As-tu des nouvelles de Fabrice?
Oui j'en ai via sa femme. Son état s'améliore donc tant mieux.





 


à l'adresse 

The Two Escobars

« The Two Escobars » relate l'époque en Colombie où le football représentait la valeur suprême d'un pays exsangue, le football comme religion, parfois comme unique revendication sociale, cela signifiait également une énorme plaque tournante de blanchiment d'argent, celui de la drogue des 2 plus gros cartels de l'époque : le cartel de Medellin dirigé par Pablo Escobar et celui de Cali dirigé par Miguel Rodriguez. C'est l'époque du « narcofootball ».

Si le football colombien de ces années 90 parvient à se hisser au niveau international, inventant son propre jeu, le « toque », fait de passes courtes et de prouesses techniques, c'est avant tout grâce à l'argent qu'injecte alors Pablo Escobar passionné de football. L'avenir de l'équipe nationale est désormais lié au sort de son « mécène ». Le film révèle assez bien le paradoxe de ces joueurs qui doivent tout à l'homme le plus dangereux du pays, mais également s'en défient à l'image de Andrès Escobar qui a une idée plus noble de ce qu'il peut faire à travers sa notoriété publique.
 
Ce documentaire est un réel thriller qui scrute les destins scellés de ces « deux Escobars », un film original et passionnant nous ouvrant de nombreuses questions sur un pays dont la complexité ne peut se réduire au discours simpliste de lutte contre le narco-trafic. Pablo Escobar n'est pas uniquement le mécène de la plus grande équipe de foot , mais également celui d'un pays plongé dans une crise extrême.
 
Au cœur du problème se situent les immenses inégalités et les conflits armés qui en découlent. Terrain stratégique pour l’allié Américain, le territoire colombien se voit en effet devenir le terrain d’une lutte politique sérieuse entre la nouvelle vague « de gauche » en Amérique du Sud et les
Etats-Unis.
 
Véritable messie, inquiet pour le peuple, Escobar investit son argent dans le logement, l'éducation, le sport et la santé, se substituant à un gouvernement à la botte des Etats Unis et impuissant face à la misère de son peuple.
 
A la mort de ce dernier c'est une structure entière qui éclate, et le glas qui sonne pour l'équipe de foot car les sommes investies sont énormes et les menaces qui pèsent sur les joueurs conséquentes ...
 
Ce film, bien qu’il prenne pour point d’entrée de le football, nous permet de saisir de manière claire et passionnante ce qu’est la société colombienne et comment, depuis des décennies, elle souffre du crime organisé. Pablo Escobar n’est que la partie visible de l’iceberg, si l’on veut saisir la question colombienne, il faut alors remonter aux origines de ce phénomène, ce à quoi ce film s’attelle de manière intelligente et récréative.
 
Le football n’est ainsi que le reflet de la société, loin d’en être indépendant, il manifeste la réalité colombienne dans sa dimension la plus dure.
 
The Two Escobars
Jeff et Michael Zimbalist, 2010, Colombie, USA, 100 min
 
 

 
 
Ce film sera projeté le mercredi 11 avril 2012 à 19h30 au Pianofabriek à Bruxelles. La séance sera suivi d’un débat animé par Liggia Uribe et Michel Collon.
 
Ligia Uribe quitte le pays à cause de la persécution vécue de la part de l’état colombien , lors de son engagement pour la défense d’une éducation de qualité et non privatisée , l’éducation comme un droit social à la portée de tous.
 
Ligia Uribe a connu Pablo Escobar, vivant dans le quartier où ce dernier est né, à Envigado près de Medellin. Elle a été témoin direct de la guerre entre bandes des 2 mafieux les plus forts de la région : Pablo Escobar et la Mafia de Cali el Capo Orejuela.
 
Elle a connu Escobar le jour où il a inauguré le stade de foot del Dorado quartier à Envigado qu’il a fait construire. Il n’a pas seulement financé le foot mais aussi le cyclisme en Colombie. Elle a assisté à son ascension et sa chute, ainsi qu’aux liens qu’il entretenait avec la police, et les hommes politiques.
 
Michel Collon, initiateur d’Investig’Action, lecteur critique des médias, spécialiste de l’Amérique latine, auteur notamment du livre Les 7 pêchés d’Hugo Chavez (Investig’Action / Couleur Livres, 2009). Il est tout récemment l’auteur du livre : « Libye, Otan et Mediamensonges » ainsi que de « La stratégie du Chaos », série d’entretiens avec Mohamed Hassan écrit avec Grégoire Lalieu.

 

 


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à voir également

 

Voici les différentes liens médiatiques:

 

Trayvon Martin et le fardeau des garçons noirs

Cela fait presque un mois que Trayvon Martin, 17 ans, a été tué par George Zimmerman, 28 ans, dans une rue de Sanford, près d'Orlando en Floride.

    Trayvon n'avait qu'un paquet de bonbons Skittles à la main. George Zimmerman était le capitaine -autoproclamé- du programme de surveillance du quartier (Neighbourhood watch). 

    Zimmerman a affirmé avoir agi en légitime défense. La police l'a brièvement questionné avant de le laisser partir sans même l'inculper. Une loi de 2005 -dite "Stand your ground"- autorise l'usage d'une arme à feu en cas de légitime défense, même si l'autre n'est pas armé et qu'on peut faire retraite. Elle fait des partie des lois appelées "shoot-first" (on tire d'abord) qui ont été adoptées dans 23 autres Etats, selon ProPublica

     La police locale refusant toujours de poursuivre George Zimmerman, l'affaire a pris des proportions nationales. Hier, la famille a manifesté à New York avec des centaines de manifestants en hoodies, sweat-shirt à capuche.
Aujourd'hui, Jesse Jackson et Al Sharpton sont à Sanford.
Une pétition lancée sur le site Change.org par les parents de Trayvon pour obtenir l'ouverture d'une enquête et le limogeage du chef de la police de Sanford a atteint des records: 50.000 signataires par heure, hier.  Au total, plus d'un million de personnes.

 George Zimmerman voulait faire carrière dans la police mais il avait eu quelques démêlés avec la loi. Il avait un permis de port d'arme et se sentait investi de la mission de protéger le quartier. Selon le Miami Herald, il avait appelé la police à 46 reprises depuis le 1er janvier 2011 pour signaler des incidents, des vitres laissées ouvertes. 
Il était assis dans sa camionnette, à surveiller le quartier quand Trayvon Martin est passé, sur le chemin du magasin 7-Eleven où il était allé acheter les bonbons et une canette de Arizona Iced tea, pendant la mi-temps du match de basket. Contrairement à Zimmerman, l'adolescent n'habitait pas dans le quartier. Il était venu de Miami visiter des proches. George Zimmerman a appelé les secours d'urgence et signalé un type "vraiment louche" marchant lentement et regardant les maisons.
Le père de Zimmerman a nié tout racisme affirmant que "George est hispanique et qu'il a grandi dans une famille multiraciale"

     Comme l'a écrit Charles Blow, chroniqueur et "père de deux teenagers noirs", dans le New York Times, cette affaire est une tragédie. Mais si personne n'est tenu responsable de la mort de Trayvon, la tragédie sera plus grande encore. Pour lui, c'est le "fardeau des garçons noirs en Amérique".
- "That is the burden of black boys in America"

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